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Je suis là 2020 !
Je suis prête pour tout ce que tu me réserves de bon. S’il y a du négatif alors j’apprendrai et en tirerai le meilleur. Comme toujours.

Je vous souhaite une très belle année mes beautés ! Je nous souhaite encore plus d’épanouissement personnel et d’amour pour soi et pour les autres.

Avant d’entrer de plein pied dans cette nouvelle année, j’aimerais revenir sur mon bilan de l’année qui vient de s’écouler. Ce sera un bilan vraiment axé sur mon travail en tant que créatrice de contenus / influenceuse ainsi que la leçon principale que j’ai retenue de tout ceci.

Le Body positive, phénomène de mode ?

Je remarque que ce bilan est en parfaite adéquation avec l’évolution des « standards » de beauté et l’impact du mouvement Body Positive ces 2 dernières années. En effet, il a rarement autant été question de diversité et d’inclusivité que ces derniers mois.

Je me vois dans les différentes photos et vidéos qui vont suivre avec mon afro, mes dents du bonheur, ma taille 56 et ma mélanine on fleek. Fierté absolue.

J’ai bien conscience pour certain.e.s , voir du body positive partout peut apparaître comme une récupération marketing mais je pense qu’il faut parfois passer par un espèce de phénomène de mode pour s’encrer dans les esprits puis se propager au plus grand nombre. Les corps non normés ont pris une place considérable dans l’espace publique en 2019. Je suis ravie de prendre part à cette mini révolution. Je suis persuadée que ce n’est que le début. Pas de retour en arrière possible !

Je suis convaincue que plus nous serons nombreuses à nous exprimer, prendre notre place notamment sous les hashtags comme #BodyPositive , plus nous serons visibles. J’ai décidé de ne pas lâcher l’affaire et de m’approprier cette expression à 100%.

La loi de l’attraction

En janvier 2019, forte d’une année 2018 durant laquelle j’avais eu l’opportunité de signer 3 vrais contrats, je m’étais alors fixé comme objectif de dépasser ce chiffre et de créer mes propres opportunités. J’ai continué à travailler pendant un premier trimestre très calme en créant mon propre contenu comme toujours et en finançant mes différents shootings. J’ai en fait envoyé mon message à l’univers et continué à faire le job qui était nécessaire. Il me suffisait d’y croire et de bosser. Le pouvoir de l’intention full force !

C’est à partir du mois de mars que tout s’est enchaîné et que les contrats ont commencé à arriver. De campagnes en parutions presse en passant par des événements en tant que speaker sans oublier Ibilola : on peut dire que je n’ai absolument pas chômé en 2019.

Puis-je dire que cela a été une belle année ? Sans aucun doute OUI ! Je m’en rends compte en écrivant ces lignes que OUI d’un point de vue professionnel 2019 a été une année couronnée de succès et j’en suis très contente.

C’est donc le moment de replonger dans les archives de l’année qui vient de s’écouler !

Campagnes mode / Beauté / Body Positive

Il s’agit ici de campagnes pour lesquelles j’ai posé pour des marques dans le but de porter un message et ou d’être ambassadrice de la sortie d’un nouveau produit ou d’une collection.

Avec La Halle pour la collection capsule de Stéphanie Zwicky

Pour M.A.C Cosmetics avec LOVE ME

Avec La Halle pour Liberto

Campagne crowdfunding pour Melayci Cosmetics

#ETALORS ? pour Ohmymag!

#SPEAKLOUDER avec Aufeminin

Création de contenu

Ici on retrouve quelques publications que j’ai effectuées principalement sur Instagram pour des marques. Les photos ont été réalisées soit par moi-même soit avec les différents photographes avec lesquels je travaille. Dans ces cas je gère la direction artistique et travaille le texte qui accompagnera la/les photos.

Pour Etat Pur #BeforeEtatPur

Pour #400gchallenge de l’Union Européenne

Pour HelloBody

Speaker

J’ai eu l’occasion de participer à différents talk en tant que speaker notamment pour My Little Box et Instagram lors de la Beauty School de My Little; pour Afropunk ou encore pour Inspire Afrika

Parutions presse

Ohlalala Sachez que toutes mes parutions presse sont répertoriées sur cette page. Je vais donc ici me concentrer sur 2-3 passages TV notamment sur mes interviews par Cosmolitan.

Au sujet de la grossophobie et de mon message Body positive

Je vous reçois chez moi et vous fais découvrir un peu de mon univers

Curves & Cocktails

En 2019 j’ai organisé 3 éditions du Curves & Cocktails dont une qui a été entièrement sponsorisée par HelloBody. J’aimerais vous rencontrer plus souvent, avoir l’occasion d’échanger avec vous loin des ordinateurs et que ces rendez-vous aient une réelle valeur ajoutée dans nos relations. Je compte cette année partir sur un Curves & Cocktails tous les 2 mois. Que ce soit en afterwork, autour d’un brunch ou en se jetant littéralement à l’eau, cette année je me compte bien faire des ces événements un rendez-vous à part entière pour nous et en toute simplicité. Notez que la prochaine édition du Curves & Cocktails aura lieu le 15 février.

Ibilola

Au milieu de tout cela j’ai réussi à créer 3 nouvelles collections pour Ibilola réparties en 6 campagnes de vente. Il y a eu 6 shootings, 2 vidéos et un afterwork avec les clientes fidèles.

Mon objectif reste le même désormais : augmenter la notoriété d’Ibilola et en faire une marque incontournable dans le domaine de la mode grande taille. Pour cela je continue à travailler, améliorer les collections, le processus de fabrication et les délais de livraison. Ibilola c’est ce petit bébé qui grandit tout doucement, que je bichonne qui va fêter ses 3 ans cette années. Je vous donne rendez-vous sur le compte Instagram d’Ibilola pour continuer à suivre l’actualité de ma ligne de vêtements grande taille en Wax.

Gratitude

2019 c’était aussi beaucoup de voyages entre Cotonou, Dakar, Abidjan et Barcelone. J’en suis tellement reconnaissante. Tellement reconnaissante de me réveiller tous les matins pour faire ce que j’aime.

Je vous remercie du fond du coeur de continuer à soutenir mon travail, à être présente pour chaque projet, chaque étape. J’avance avec le fait que lorsque je réussis c’est l’ensemble des personnes qui me lisent et me suivent au quotidien qui réussissent. Que cela contribue à votre succès personnel car vous donne aussi envie d’aller chaque jour plus loin. Je vous remercie pour vos messages, témoignages, je me sens vraiment bénie.

Néanmoins et même si ma passion est aussi mon travail, j’ai retenu une leçon : c’est que j’ai aussi le droit d’être fatiguée, d’avoir des coups de mou et de ne pas toujours être en mode « youhou la vie est belle, les oiseaux chantent » parce que ce n’est pas vrai.

De 2019 côté down je retiendrai la pression financière d’être travailleur indépendant. C’est une réalité qu’il faut prendre en compte et apprendre à s’organiser en conséquence car les clients qui prennent leur temps pour régler les factures c’est RELOU. C’est une question sur laquelle je travaille en profondeur avec une coach en gestion financière. Vous savez à quel point j’estime qu’il faut apprendre à demander de l’aide quand cela est nécessaire. Cette année 2020 devrait me permettre de vibrer positivement avec l’argent.

Je reviens au fait de courir, tout le temps et ai appris une bonne grosse leçon c’est : le repos.

J’ai terminé l’année fatiguée et absolument crevée car je ne me suis reposée à aucun moment.

Si je devais prendre une résolution ou me faire une promesse, allez plutôt signer un contrat avec moi-même pour 2020 ce serait celui-là : apprendre à me reposer.

Prendre le temps de relever la tête, respirer, prendre des jours de repos. De vrais jours de repos pas un truc fake où je fais quand même des stories sur Instagram car cette activité reste chronophage et sollicite aussi une certaine énergie. Prendre des vrais jours de congés où je ne suis pas avec mon téléphone, juste pour me promener, lire, regarder des séries sur Netflix.

Mon souhait est de réussir cela de moi-même plutôt que ces moments ne me soient imposées car fatiguée et malade. Ce blog étant le gardien de mes émotions et des envies que j’ai pour moi, je consigne ce contrat ici.

Rédiger plus de billets ici, dans cet espace qui me manque tant ! J’ai un peu délaissé mon blog au profit d’Instragram alors que je paie un nom de domaine ! C’est comment ? Je vais d’ailleurs commencer par revenir faire un récap mensuel de ce que j’aurais réalisé comme ça ce même billet fin 2020 ne sera composé que de 12 liens vers ces récaps mensuels. Deal ?

Allez ! Je m’arrête là. Je la sens bien cette nouvelle année ! Je vous souhaite encore le meilleur. On est ensemble non ?

Pour aller plus loin
Découvrir www.ibilola.com ma ligne de vêtements grande taille en Wax
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J’ai quelques vidéos sur YouTube

Si vous me suivez sur les réseaux sociaux vous savez que j’ai récemment perdu un être cher.

Elle s’appelait Marie Yvonne et avait 21 ans.

Même si je me préparais à cette éventualité là depuis plusieurs mois que je l’accompagnais du mieux que je pouvais comme les autres membres de la famille, son décès reste un choc.

Il reste incompréhensible et difficile à accepter.

D’un autre côté c’est aussi un soulagement car elle ne souffre plus. Elle se repose enfin.

Je suis arrivée à Dakar il y a quelques jours pour ses obsèques. Une réelle expérience de vie pour moi qui ai toujours réussi à fuir ce type d’événements.

Je me plains régulièrement du poids social au Sénégal mais là je peux vous dire que je suis bien heureuse que ma famille soit entourée de toutes ces personnes qui viennent présenter leurs condoléances tout au long de la journée. C’est vraiment thérapeutique. 

Je vis tout ceci pleinement en profitant de ma tristesse et en pleurant sans me cacher car non non je ne suis pas forte et je n’ai pas envie de l’être.

Je profite aussi des moments de rigolade où nous nous remémorons certaines anecdotes au sujet de ma cousine.

Cela m’aide énormément pour « l’après Marie Yvonne » car plus rien ne sera jamais comme « avant ».

Je ne pense pas que j’aurais réussi à écrire ces lignes si j’étais restée en France loin de ceux que j’aime.

Le mot famille au sens large du terme prend d’ailleurs tout son sens ici.

Comment faire maintenant ? Comment continuer à vivre sans elle ? Parce que la vie doit reprendre ses droits.

J’ai souvent entendu des artistes parler de ce moment où juste avant de monter sur scène pour un spectacle, ils apprenaient le décès d’un proche et ont pris la décision d’y aller. De donner leur show, parfois leur meilleur show alors que le chagrin les consumait.

Ils ont réussi à donner vie à leur personnage, à l’animer, à tenir le coup face à la douleur et à faire le job.

Je suis dans cet état. Cet état où la douleur est forte, où elle a pris toute la place dans ma vie.

Comment faire quand on n’a pas de personnage à jouer, quand ce qu’on partage avec le monde c’est un peu de soi ? Comment faire lorsque c’est une partie de soi qu’on dépose là ?

Je ne pouvais pas revenir ici comme si de rien n’était. Je ne pouvais pas revenir en mode « pump it up » comme si rien n’avait changé dans ma vie, comme si tout allait bien depuis le 27 mars 2018. Non ce n’est pas possible. J’aurais le sentiment de me trahir et de la trahir si je n’en parlais pas. Déjà que cela fait des mois que j’essaie de rester de positive, de garder l’espoir et la foi en me persuadant que tout irait bien…

Elle a fait partie de ma vie, Elle m’a montré à quel point la vie est précieuse et m’a confirmé que seul le moment présent compte.

Il y a quelques semaines , juste avant de nous quitter lors d’un énième séjour à Montpellier où je lui rendais visite , nous avions eu une conversation alors que je vivais un moment difficile de ma vie de femme.

Elle m’a dit « je suis fière de toi ». « Je suis fière de ce que tu fais ». « Je suis fière de dire que tu es ma dada » « continue à profiter et à faire ce que tu fais » « continue à te foutre des gens et de ce qu’ils pensent » « je suis fière toi ».

Moi la dada, la grande sœur, j’étais redevenue une enfant qui avait besoin d’entendre ces mots pour grandir et avancer malgré mon désarroi.

Je n’ai pas eu l’occasion de le lui dire, mais c’est grâce à ses mots que j’ai réussi à reprendre l’écriture, que j’ai réussi à recommencer à partager des articles sur mon blog. C’est grâce à Elle que j’ai compris que la vie est un immense terrain de jeu dont je fixe les règles. C’est grâce à Elle que j’ai repris le dessus. C’est en fait l’héritage qu’elle m’a laissé.

Jusqu’à présent j’ai vécu et croqué la vie à pleines dents pour 2. Pour ma grande sœur Ibilola, et moi même.

Aujourd’hui j’ajoute ma cousine, ma petite sœur, mon amie, ma confidente à cette équation . C’est tout ce qui compte désormais.

Je remercie le Seigneur, l’Univers, Allah, je ne sais pas comment vous le nommez : de m’avoir donné la chance et l’honneur de l’avoir dans ma vie.

Je suis convaincue que chaque rencontre est un passage pour apprendre, chaque expérience est une occasion de se redéfinir et je suis reconnaissante de ça.

Je laisse ces quelques lignes ici comme un contrat avec moi-même et avec vous. Un contrat pour continuer à vivre pleinement même si c’est dur.

Je reviendrai lire ces lignes lorsqu’il m’arrivera d’en douter. 

J’illustre ce billet avec une photo prise sur une plage de Dakar. J’ai profité de quelques instants seule au bord de la mer pour reprendre mon souffle. Ces dernières semaines ont été éprouvantes. Cela fait tant bien de prendre du temps pour soi et se créer des espaces pour se retrouver et se ressourcer. Le fait de prendre le temps d’ecrire au sujet de toutes ces émotions, de préparer mon témoignage au sujet de Myvonne (et de réussir à le lire à la messe ) aussi est thérapeutique.

Bon. Allez. Je m’arrete là et vais profiter de Dakar. Je reviens bientôt Ici.

Je vous remercie pour tous vos petits mots, votre soutien, votre bienveillance J’en suis très touchée.

Je vous embrasse et vous souhaite un joli mois d’avril.

Alors nous y sommes.

J’y suis.

Show must go on…

Lorsque j’avais 8 ans, j’avais rendez-vous tous les matins avec des voisins pour nous rendre à l’école. Le trajet se passait toujours bien.

Ce matin là, je marchais un peu à l’écart des autres. Je ne sais pas pourquoi mais j’étais un peu à la traîne.

Un homme, teint clair, avec beaucoup de cheveux sur la tête, en fait c’était un afro s’est approché de moi. Il a marché à côté de moi, puis m’a posé des questions. Quel âge as-tu ? Où habites-tu ? Il m’a demandé s’il pouvait passer me voir. J’ai répondu naturellement à chacune de ses questions. Puis il a pris ma main. L’a frottée contre son sexe. Puis je ne sais plus comment nos chemins se sont séparés. J’ai continué ma route vers l’école.

Je n’ai jamais rien dire à personne. Je n’en ai jamais parlé.

A 10 ans. Une connaissance de la famille, que j’appelais « tonton » comme tous les adultes et qui lui avait pris l’habitude de m’appeler « ma femme » nous a rendus visite. Un membre de ma famille préparait l’apéro dans la cuisine. L’homme lui était assis sur le sol, face à la table basse en verre. Je ne sais plus comment je suis arrivée à côté de lui. Tout est qu’il a commencé à me tripoter, a mis sa langue dans mon oreille. Je n’ai jamais aimé cet homme. Je me suis débattue et ai couru dans la cuisine sans jamais rien dire à ma famille. Je n’ai jamais rien dit à personne. Je n’en ai jamais parlé. La seule fois que je l’ai fait c’était à Danielle il y a quelques jours quand nous échangions sur les mouvements #MeToo et #Balancetonporc.

Mai 2007, j’ai 24 ans. Je vois quelqu’un de temps en temps. Je vis à Lille. Lui à Paris. Ce jour là je passe la journée à Paris. Je prends un verre avec un couple d’amis puis me rends chez lui pour la première fois. Il vit en banlieue. Je ne sais plus trop dans quelle ville. C’est un peu flou. En tous cas le trajet en RER me semble interminable. J’arrive au milieu de tours. Je suis inquiète mais j’y vais quand même. J’ai confiance. Nous nous « fréquentons » depuis plusieurs mois déjà. J’arrive chez lui. Ça ressemble plus à un squat qu’à un appartement. Le matelas est à même le sol, les objets électroniques sont raccordés de façon hasardeuse. C’est sale. Je ne m’y sens pas bien. Déjà je veux le quitter. Il commence à me toucher. Je n’ai plus confiance. Il veut aller plus loin. Je lui demande s’il a des préservatifs. Il me dit non. Je refuse d’aller plus loin. Je dis non. Je le dis en Anglais car il est anglophone. Puis en Français. Je dis non. Il continue. Je serre les cuisses. Il jouit. Je ne sais pas s’il a réussi à forcer l’accès. Je ne sais pas. Je ne sais plus. C’est confus. Je me lève. Je vais pleurer dans les toilettes. Je sors. Je prends mes affaires et quitte cet endroit. Je marche pour retrouver la station de RER. Il me suit. Ne semble pas comprendre mon désarroi. Insiste pour me parler. Il n’est même pas menaçant. Il me regarde. Il y a des policiers au RER. Pleins de policiers. Enormément de policiers. Ah je me souviens du nom de la station de RER. Je me dirige vers les policiers car ils sont au niveau des portiques. Je ne dis rien à personne. Je ne porte pas plainte. Je prends le train. Retourne au café retrouver mes amis qui y étaient toujours. Comme si de rien n’était. Je les retrouve. Prends un verre. Rigole avec eux. Passe un moment bizarre. Comme si je flottais au dessus de tout ça. Je prends le train pour Lille le soir même. Je laisse cette histoire dans un coin de ma tête. Elle revient de temps en temps mais je n’en fais pas cas. Je ne suis pas traumatisée donc bon c’est que tout va bien n’est-ce-pas ?

Je n’ai parlé de cette histoire qu’il y a 3 mois, à un homme qui est entré dans ma vie et qui est une belle rencontre. Le fameux « date » dont je parle parfois sur mes stories Instagram. A part lui, j’en ai peut-être parlé une fois sur whatsapp à des amies. Sans doute Danielle encore ? Je ne sais plus.

Ces 3 épisodes me sont revenus en pleine face ces derniers jours. En lisant toutes ces histoires. Tous ces témoignages poignants. J’ai réalisé que moi aussi. A un moment j’ai subi une agression sexuelle.

Depuis quelques jours je suis un peu « down » et je n’arrivais pas à identifier la raison. Je crois bien que ça y est. J’ai compris. Ces souvenirs qui remontent à la surface.

Ces émotions que je ressens, ce n’est pas de la honte. Ce n’est pas me sentir sale. Je pense que j’éprouve une profonde colère de réaliser que nous sommes si nombreuses. Si nombreuses à subir des agressions sexuelles, du harcèlement de rue, de la négation de notre humanité. Nous sommes si nombreuses et ce n’est pas normal.

Pourquoi n’ai je pas porté plainte ? Pourquoi n’ai je rien dit ? Enfant je me disais qu’on ne me croirait pas. Et puis je n’avais pas conscience de la gravité des faits. Je me demande ce qui me serait arrivé si j’avais été seule avec ces hommes.

Pourquoi n’ai je pas porté plainte alors que j’avais tous ces policiers autour de moi ? J’avais peur. J’étais sous le choc. Je niais ce qui venait d’arriver. Et puis ce n’était pas si grave que ça. Je n’avais pas été sauvagement violée dans un squat. Et puis c’était sensé être un homme que je connaissais bien. Je pensais que c’était de ma faute. Pourquoi suis-je allée chez lui d’ailleurs ?

J’en parle ici aujourd’hui sur mon blog. Cet espace qui m’a vue grandir, devenir la femme que je suis et sur lequel je me raconte depuis exactement 10 ans. Cet espace qui m’appartient. J’en parle ici car lorsqu’on a la chance d’avoir une plateforme, qu’on est une « personnalité publique » or whatever,  on se doit de s’exprimer sur certains sujets. C’est ainsi. J’ai la chance de pouvoir m’exprimer. De vivre dans un pays où la liberté d’expression est précieuse. Je saisis cette chance là.

C’est aussi un devoir de dénoncer ces comportements. Il y en a d’ailleurs un autre qui alors lui tellement commun qu’il est banalisé. Le harcèlement. Le harcèlement de rue d’abord : au moins une fois par jour et cela depuis que j’ai de la poitrine à savoir 11 ans. Dans tous les pays. Sans compter les « t’es qu’une grosse vache salope » à chaque refus de ma part de répondre à des sollicitations qui ne m’intéressent pas. Et puis le harcèlement en ligne. Au moins dans la rue je vois généralement venir le truc et parfois je réponds et quand je suis en forme je hausse le ton. Mais alors ces fois où je reçois des vidéos de mecs qui se masturbent dans ma messagerie Instagram ou Snapchat me donnent envie de vomir. Recevoir ce type de video alors qu’on n’a rien demandé : c’est du harcèlement.

Et mon consentement alors ? C’est de la merde ? Il n’a pas de valeur. Pour eux non. Certains disent que je devrais être flattée de recevoir ces vidéos car grosse comme je suis, impossible de plaire à un homme. Connards.

Alors voilà. J’en parle. J’en parle et je n’ai ni honte ni peur de le faire. Nous ne sommes pas seules. Vous n’êtes pas seules. Nous sommes toutes ensemble. Main dans la main. Nous nous soutenons.

Sans ces différents témoignages sur les réseaux sociaux, j’aurais sans doute continué à occulter ces épisodes de ma vie. A les garder sous silence. A les enfouir le plus loin possible et à continuer à bâtir une forteresse autour de moi. Je parle de forteresse physique, tout ce poids que j’ai pris et qui m’a sans doute sauvé la vie ces dernières années. C’est désormais un nouveau travail que j’ai à mener.

Ces quelques lignes laissées ici me permettent d’en prendre conscience. Je réalise aussi que c’est après le malheureux épisode avec l’anglophone, en 2007 que j’ai commencé à avoir des problèmes de thyroïde. J’avais déjà lu que les maladies de la thyroïde peuvent se déclencher suite à un choc émotionnel. Elles font partie des maladies du silence, les maladies du « ne pas dire ». Ces maladies qui renferment de la colère non exprimée. Je n’avais jamais fait le lien. Je pensais que seule l’hérédité jouait dans mon cas. Tu parles. Des choses à dire il y en a des tonnes.

Ce n’est pas un hasard si c’est aussi en 2007 que j’ai commencé à bloguer. Que j’ai trouvé un refuge sur Internet pour tenir un journal intime public. En fait tout se recoupe.

Dans un précédent billet (ici), je parlais de l’effet négatif que peuvent avoir les réseaux sociaux sur le moral.

Dans ce cas, ils m’ont permis d’entamer une réflexion sur la question. De comprendre la raison pour laquelle je ne supporte pas, et suis prise de tremblements lorsque j’entends le récit d’une agression, d’abus sexuel ou d’inceste. Merci d’avoir ouvert cette conversation. Je suis certaine que bon nombre de femmes vont pouvoir commencer le processus de guérison et trouver la paix en mettant des mots sur leurs maux.

Et maintenant ? Qu’est-ce qu’on fait ?

J’ai découvert à travers cette vidéo que le mouvement « Me too » existe depuis de nombreuses années.

Ce mouvement qui s’invite sur les réseaux sociaux permet à des milliers de femmes d’avoir une conversation à coeur ouvert, de réaliser qu’elles ne sont pas seules, de s’exprimer sans avoir à le faire face à d’autres qui pourraient juger et trouver des raisons aux violences qu’elles ont subies. Ou encore face à des agents de police qui nient ce qui leur est arrivé. Triste réalité mais en même temps c’est rassurant car nous avançons désormais ensemble. Main dans la main.

N’ayons pas honte. Ne minimisons pas la souffrance des unes et des autres. Il n’y a pas de « petite » agression. Il n’y a pas de « petit » traumatisme. Il n’existe pas d’échelle de valeur dans la souffrance. Ne tombons pas dans le raisonnement de culpabilisation paternaliste qui nous reproche notre façon de nous habiller, notre décision d’avoir une vie sociale et de sortir la nuit, notre désir de passer la soirée avec telle ou telle personne. Non. Le problème ce n’est pas nous. C’est eux. Ce sont eux les prédateurs.

Notre seule mission, en tant que femmes est de vivre avec nos propres règles et d’avoir confiance en la vie pour guérir car en fait nous sommes des survivantes.

Aujourd’hui je vous propose un petit look de Princesse Rock pour profiter de la fièvre du samedi soir avec une robe patineuse longueur midi et un perfecto qui apporte sa touche rock à l’ensemble.

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Cette tenue est un mix parfait de deux facettes de ma personnalité : mon côté sage grâce à la robe H&M plutôt classique et mon côté rebelle avec le perfecto Ms Mode et le rouge à lèvres « Lip Affair  » de chez Iman Cosmetics

Un côté sage qui s’oppose à mon total look nude plus sexy (à relire ici). J’ai ainsi opté pour cette robe à col V qui permet de mettre en valeur ma poitrine généreuse sans trop en dévoiler.

Un côté rebelle que j’ai développé en Afrique. Et oui malgré les apparences, j’ai reçu une éducation assez stricte. J’ai fait tout mon cursus scolaire chez les religieuses, je portais une blouse, alors je peux vous dire que mettre un rouge à lèvre violet sur ma bouche pulpeuse est un sacré acte de rebellion car j’ai parfois encore des pensées du type « si Mère Paule me voyait ! ».

IMG_0599Ce que j’aime bien avec cette robe H&M c’est d’abord la matière : elle a un toucher tout doux, dans un tissu qui structure ma silhouette en 8. Je craque pour cette longueur midi, très tendance depuis l’hiver dernier. Elle est très légère et parfaite pour la saison estivale grâce à ses manches courtes.

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L’autre point positif est son petit prix hyper intéressant, elle est actuellement soldée à 23,99€ ! C’est le moment de craquer !

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J’aime tous les contrastes qui cohabitent dans ce look notamment grâce au perfecto qui apporte sa touche rock, équilibre ma silhouette par rapport au volume créé par la robe ainsi que la pochette Balsamik aux imprimés graphiques qui s’opposent aux pampilles argentés de mes boucles d’oreilles. Sans oublier le choix d’un chignon volumineux qui ajoute une touche de pep’s à ma tenue tout en restant élégant.

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 Que pensez-vous de ce style Princesse Rock ? Aimez-vous jouer des contrastes dans vos tenues ?Quel style adoptez-vous pour faire la fête le samedi soir ? Plutôt sage ou rebelle ?

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Je porte : robe H&M / Perfecto Ms Mode / Sandales New Look / Pochette Balsamik (sold out) / Boucles d’oreilles (cadeau)

Stylisme et Photographie : www.lydexperience.fr @lydexperience

Maquillage : Blakiabeauty @Blakiabeauty

Coiffure : AYAWA Hairstylye @VvJewelz 

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Bonjour et bienvenue sur gaelleprudencio.com

Je suis Gaëlle Prudencio, j’ai 33 ans, d’origine béninoise, je suis née et j’ai grandi au Sénégal. J’ai eu la chance de beaucoup voyager en Afrique notamment à Kinshasa au Congo où j’ai passé mon adolescence.
Je vis désormais en région parisienne. Une véritable African Lady in Paris.

Je vous accueille aujourd’hui sur gaelleprudencio.com , une plateforme pour vous faire découvrir mon parcours en tant que femme, femme noire, femme entrepreneure, femme qui avec sa taille 52/54, sa pointure 43 et sa détermination travaille pour repousser les barrières physiques, morales et stylistiques de l’industrie de la mode mais pas que cela.

Sur cette plateforme que je dédie à la Femme, je partagerai avec vous mes aventures et expériences en matière de mode, de beauté, de bien-être physique, mais aussi moral. Tout un tas de sujets qui préoccupent les femmes de notre génération.

Peut-être  parlerons-nous de ma quête du grand amour, celle d’une trentenaire à l’aise dans ses baskets, célibataire et sans enfant, de pression sociale, d’horloge biologique, de relations amoureuses, du poids des apparences.

Résolument body positive ! Ici il n’y aura nullement de différence de taille. Les idées de looks que vous découvrirez vous permettront de vous amuser avec les vêtements quelque soient vos mensurations.

Pour moi chaque vêtement a une histoire, alors portez des vêtements et créez la vôtre !

Amoureuse de la mode, j’ai décidé de tester de nouveaux looks et de m’ouvrir à différentes propositions stylistiques.
Ceux et celles déjà familiers avec Gaëlle Prudencio noteront que ma transformation est aussi intérieure qu’extérieure. Mon style vestimentaire grandit avec moi, et je peux désormais affirmer que le style « Gaëlle Prudencio » est une mode féminine, décomplexée avec une belle touche afro.

Partager rime avec échanger. Je me nourris de rencontres et conversations en tous genres alors j’espère que chacun et chacune trouvera sa place sur cette plateforme.

Dalal ak diam ! Miawezon ! Akwaba ! Mi Zaa Mvoa ! Welcome ! Bonne arrivée sur gaelleprudencio.com

 

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