Si vous avez lu le livre « le secret » ou vu le film du même titre (sur Netflix), vous pouvez imaginer qu’il sera question de la loi d’attraction ici.

Dans ce premier billet d’une série d’articles dédiés à la naissance de « Fière d’être moi-même », je vous raconte comment j’ai manifesté ce livre. A savoir toutes les étapes par lesquelles je suis passées pour arriver à la signature avec mon éditeur.

Vous pouvez déjà pré-commander mon livre ici.

Tout d’abord MERCI pour tout l’amour, la bienveillance et les encouragements dont vous m’avez inondée ces derniers jours. J’ai l’impression que c’est mon anniversaire puissance 10000 là !

J’ai envie de vous en dire plus sur « Fière d’être moi-même » mon premier livre qui paraîtra le 26 janvier 2021 aux Editions Leduc. C’est parti ! Attachez votre coeur parce que c’est une histoire rocambolesque vreumant !

Comment tout a commencé

J’écris depuis que je sais écrire des phrases. Comme beaucoup d’adolescent.e.s j’avais un journal intime. J’y écrivais mes états d’âme. J’y parlais de ma soeur, du fait qu’elle me manquait, de l’incompréhension de son décès.

Ce journal intime m’a été retiré par une tante qui estimait que les mots que j’y écrivais, que la tristesse et la colère que j’y racontais n’avaient pas lieu d’être.

Personne ne doit lire ça.

Je me suis par conséquent bridée et privée d’écrire et d’exprimer mes émotions pendant de nombreuses années.

J’ai trouvé un autre refuge. Celui de l’hyperphagie boulimique. Du poids que j’avais sur le coeur, j’ai pris du poids physiquement.

Ce n’est qu’avec l’arrivée des premiers blogs que j’ai recommencé à m’exprimer.

J’ai alors rempli un journal intime mais complètement public sur internet !

Qui était déjà là au tout début ? Sur mon blog sur la plateforme Vivelesrondes je partageais ma vie de jeune adulte et mes bons plans mode grande taille.

Les photos n’étaient qu’un prétexte pour aborder d’autres questions.

J’ai alors partagé régulièrement, pour ne pas dire tous les jours mes écrits car je considérais déjà que chaque vêtement avait une histoire. C’est toujours ce qui me guide aujourd’hui.

Grâce au blogging j’ai créé mon entreprise, Ibilola, ma marque de vêtements ainsi que les événements Curves & Cocktails.

Presque 15 ans après le blog « Les pitreries de Vanoue » nous voilà avec mon premier livre intitulé « Fière d’être moi-même« .

Objectif : écrire mon livre

En mai 2016, lorsque je travaillais à professionnaliser mon blog, écrire mon livre était dans mes rêves. C’est devenu un objectif à atteindre.

A partir du moment où j’ai formulé ce voeu, je n’ai cessé de travailler dans ce sens.

J’écrivais à nouveau dans mes carnets. Je ne sais combien de carnets j’ai remplis, de notes j’ai conservées dans mon téléphone, de conversations j’ai eues à ce sujet avec mes ami.e.s.

J’estimais que mon blog était devenu trop « petit » pour tout ce que je souhaitais exprimer.

Je savais que mon message d’acceptation de soi avait besoin d’être déployé au delà des écrans pour impacter positivement le plus de personnes possibles.

Je me suis autorisée à croire que j’en étais capable. J’étais capable non seulement d’écrire mon livre mais en plus de cela qu’il soit édité par une maison d’édition et visible sur les tables des libraires.

Travailler à la réalisation de mon rêve

Je me suis alors renseignée sur le circuit de l’édition. J’ai suivi des webinar pour savoir comment démarrer son livre, le soumettre à des maisons d’édition. J’ai d’ailleurs découvert qu’il existe des programmes de coaching pour apprendre à écrire son livre en 2 à 6 mois. Je ne me suis finalement pas inscrite faute de moyens financiers pour cela. C’était en 2017 et je pense que je n’étais tout simplement pas prête.

J’ai entre temps créé ma marque Ibilola. J’étais prise par son lancement puis son développement. Je continuais à remplir les notes de mon téléphone mais sans plus.

En février 2018, après ma prise de parole lors de l’événement Elle x Instagram, j’étais approchée par une grande maison d’édition. Wahoo je sentais la réalisation de mon rêve si proche.

Je me suis rendue au rendez-vous pleine d’entrain et d’espoir. Et là, on me propose non pas d’écrire mon livre mais plutôt de raconter mon histoire à un psychologue qui en ferait ensuite une analyse pour SA propre étude sur la résilience et le mouvement Body positive.

Lorsque je demandais à mon interlocutrice ce qu’il en serait des droits d’auteur, on me répondit que je n’en aurais aucun. Qu’il serait difficile pour les commerciaux de vendre un livre à mon nom aux libraires tout simplement parce que :

Votre histoire intéresserait qui ? Des femmes noires et grosses uniquement !

Oui. Vous avez bien lu. Je n’ai su que répondre sur le moment malgré mon haut le coeur. Sur le chemin du retour j’ai réalisé la violence du propos et tout ce que cela impliquait de stigmatisation.

Je décidais alors de décliner la proposition en écrivant ceci :

Je fais suite à notre rencontre d’hier et vous informe que je ne souhaite pas prendre part à votre projet de livre autour du mouvement Body Positive. J’estime que mon histoire est suffisamment riche, intéressante et inspirante pour être écrite à part entière et dans un livre qui sera le fruit de mon travail.

Bon eh bien mon rêve s’éloignait à nouveau mais je sentais que j’avais fait le bon choix.

Comment travailler avec des personnes qui ne me respecteraient pas ? J’ai bien fait de m’écouter.

Lâcher prise

Les mois qui ont suivi coïncidaient avec le décès de ma cousine Marie Yvonne. J’ai essayé d’oublier ma tristesse en me plongeant corps et âme dans le travail. J’écrivais à l’époque « Show must go on« . C’est donc ce que j’ai fait entre ma notoriété qui augmentait et les opportunités de travailler avec de nouvelles marques qui se multipliaient. J’ai par ailleurs investi dans le développement d’Ibilola en faisant notamment appel aux services d’une consultante en stratégie de marque.

Je me souviens lui avoir confié mon souhait d’écrire un livre prochainement. Elle m’a alors conseillée sur la façon de structurer mon travail et mes écrits.

Nous avons passé toute une après-midi au Printemps Gourmet à identifier les thèmes que je souhaitais développer dans ce livre et en mangeant des pâtisseries hors de prix !

Je parlais régulièrement de mon projet d’écriture. Que ce soit lors d’événements de networking avec d’autres entrepreneurs, avec mes ami.e.s, notamment Danielle.

Je continuais à remplir mes carnets à chaque fois que j’avais un moment comme sur un vol Paris – Atlanta en allant rendre visite à mon frère et sa famille aux Etats-Unis où j’ai quasiment écrit la totalité du premier chapitre que vous découvrirez dans « Fière d’être moi-même« .

En 2019 j’ai énormément voyagé et ce projet d’écriture était devenu trop lourd. Moi qui tends à me libérer de toute forme de charge mentale, je m’étais mis une pression de malade au sujet de ce projet sans m’en rendre compte.

J’ai donc lâché prise et continué à travailler sur mes autres projets notamment l’organisation des Curves & Cocktails en plus d’Ibilola et de mes contrats d’influence.

J’ai terminé l’année 2019 sur les rotules. J’étais complètement déprimée durant des semaines car il y a un an jour pour jour je revenais de la Côte d’Ivoire. J’y avais assisté aux obsèques d’un ami que je considérais comme mon petit frère. Avec le décès de mon amie Oli en début d’année, cela faisait beaucoup.

Une opportunité en or

Le 16 décembre 2019 : je recevais un mail d’une maison d’édition qui me proposait d’écrire mon livre.

Cela m’a réveillée d’un coup et sortie de ma léthargie. J’étais toute excitée. La proposition était hyper intéressante.

La maison d’édition m’a demandé de rédiger un sommaire avec un paragraphe pour le contenu de chaque partie de mon futur livre.

Moi qui mettais autant de temps depuis plus de 2 ans à structurer mon propos, j’ai rédigé ce sommaire en un temps record. Il a été validé.

Je me souviens m’être rendue à la Fnac du passage du Havre courant janvier 2020 pour faire le tour du rayon « développement personnel ». J’ai alors dit à mon amie Bérénice qui m’accompagnait:

regarde ma tête sera ici l’année prochaine

Vient alors le moment de signer le contrat. J’ai demandé conseil à quelques contacts pour éviter toute déconvenue.

L’une de ces contacts est une abonnée qui n’a de cesse de m’encourager à écrire mon livre.

Forte de son expérience dans l’édition, elle a fait des recherches sur la maison d’édition en question. Il apparaissait qu’elle semblait radiée du registre des commerces ! Recherche que je n’avais pas eu la présence d’esprit de faire. Les termes du contrat étaient par ailleurs assez obscures ! Ceci m’a été confirmé par une amie qui venait juste de publier son premier roman.

Me voilà de retour à la case départ.

J’ai le droit d’y aller pour moi

Cette proposition m’avait néanmoins donné des ailes. Je sentais comme une force qui me poussait à réellement me lancer. J’avais désormais un plan détaillé du contenu de mon livre.

J’ai donc décidé de proposer mon projet à des maisons d’édition.

Je souhaitais que mon livre soit édité. Pour moi, pour vous, pour toutes ces minorités visibles qui méritent que leur parole soit entendue.

Au delà du fait de raconter ma propre histoire, j’estime que nous avons droit à notre place à toutes les tables !

L’idée d’un crowfunding pour financer mon livre m’a à peine effleuré l’esprit car j’ai déjà fort à faire au niveau professionnel.

Je savais aussi qu’en tant que créatrice de contenus, le fait d’avoir une communauté aussi engagée que la mienne est un bon point pour mon projet.

Et puis je mérite quoi.

Alors me voilà qui commence à écumer Linkedin et tous les contacts des maisons d’édition que je visais.

J’ai eu un rendez-vous dans une grande maison qui était très intéressée par mon projet mais dont la proposition ne correspondait pas exactement à mon souhait. Je garde un très bon souvenir de ce rendez-vous où mon interlocutrice était vraiment correcte et avenante. Elle m’a d’ailleurs chaleureusement félicitée sur Linkedin en voyant l’aboutissement de mon projet.

Enfin ! La rencontre avec Leduc

Ebru, mon abonnée m’avait parlé des Editions Leduc à plusieurs reprises. Je n’avais pas vraiment fait attention lorsqu’elle évoquait ce nom.

Mon amie Bérénice a réussi à obtenir un contact dans cette maison pour moi au moment où je m’y attendais le moins.

J’ai envoyé ce mail

Bonjour Madame, Je suis Gaëlle Prudencio, blogueuse Body Positive depuis une dizaine d’années. Je suis sur un projet d’écriture d’un livre sur le Body Positive et comment il a changé ma vie (et pourrait impacter celles d’autres). J’aimerais pouvoir le soumettre aux éditions Leduc. Je serais ravie d’échanger avec vous à ce sujet ou le cas échéant au contact en charge des questions liées au développement personnel/bien-être.

Sa réponse (déjà OMG j’ai reçu une réponse !!)

Bonjour, Merci de votre message, car je pensais justement vous contacter ! Je serais très heureuse de discuter de tout cela avec vous. Êtes-vous à Paris ? Si oui, pourrions-nous prendre un café le 26 ou 27 au matin ? Bonne journée.

Nous étions le 12 février 2020. Je vivais à 100 à l’heure entre la préparation de ma nouvelle collection pour Ibilola, un passage télé par semaine et une histoire de virus qui faisait des ravages en Asie et commençait à arriver en Europe…

Fin février je me rends au rendez-vous toute excitée là ! J’ai un bon contact avec l’éditrice qui me propose un rendez-vous prochainement avec celle qui serait en charge de mon projet. Je lui envoie dans la foulée le plan que j’avais déjà rédigé des semaines auparavant.

Nous convenons d’un nouveau rendez-vous à la mi-mars.

Le confinement est alors annoncé et là je me vois mon rêve s’éloigner à nouveau.

Heureusement que la maison d’édition est revenue vers moi le 7 avril pour m’annoncer que mon projet était validé. Nous négocions alors le contrat, notamment les conditions financières composées d’un à-valoir et des droits d’auteur. Considérez que c’est une commande qui m’est faite pour écrire le livre et que j’ai une avance pour le faire ainsi qu’un pourcentage sur les ventes.

C’est ainsi que l’aventure a officiellement commencé avec les éditions Leduc.

La loi d’attraction

J’aurais pu titrer ce billet « comment j’ai manifesté mon livre« . Le livre n’est certes pas encore sur les tables mais je l’ai bel et bien manifesté dans mes conditions, sans être bridée dans l’écriture, et en étant respectée de A à Z dans mon travail.

En considérant toutes les étapes entre le moment où j’ai verbalisé ce voeu d’écrire mon premier livre à celui où j’ai annoncé sa publication on peut dire que le temps a été long. Je pense néanmoins que c’était un temps nécessaire pour que mon idée arrive à maturité et que je fasse les bons choix pour moi et pour la façon dont je voulais travailler et que mon livre soit mis en valeur.

J’ai formulé mon voeu, l’ai noté, l’ai envoyé à l’univers, en ai parlé à chaque fois que je le souhaitais, l’ai visualisé sur les tables des libraires. Je me suis mise en action. J’ai eu des moments de découragement, ai lâché prise et finalement créé la bonne opportunité au moment où il le fallait. Les éditions Leduc ne sont que la matérialisation de mon désir profond.

Dans mon prochain billet je vous parlerai de mon processus d’écriture, du rythme, de ma gestion du temps, des insomnies. Je pense que « Comment j’ai écrit mon livre durant une pandémie mondiale et en plein confinement » serait le titre idéal !

Photo de TheJabberer – Maquillage Sandra Tèvi

Pour aller plus loin
Découvrir www.ibilola.com ma ligne de vêtements grande taille en Wax
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Author

Blogueuse body Positive depuis 2007 Créatrice de #Ibilola et fondatrice de #FrenchCurves contact@gaelleprudencio.com

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