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Il y a des endroits où l’on va et ceux auxquels on revient. Le 1er août 2026, le Bénin célèbre le 66ème anniversaire de son indépendance. Pour cette occasion, j’ai eu envie de célébrer quelque chose de très personnel : mon homecoming. (Il s’agit initialement d’une fête célébrée dans les écoles américaines.)
Ici j’emprunte ce concept pour illustrer mon retour au bercail. Mon retour aux sources. Mon retour à mes origines.
C’est surtout, ce sentiment assez difficile à expliquer de revenir quelque part et de se dire :
« Ah. Peut-être que je suis exactement là où je dois être. »
J’ai alors imaginé ce shooting comme une manière de raconter cette histoire autrement : en portant littéralement mon pays sur ma tête.
Pays qui habite mon cœur depuis bien plus longtemps.

Le Bénin n’est pas une tendance

Il y a quelque chose de merveilleux à observer depuis quelques années : le Bénin rayonne.
On en parle de plus en plus, le visite, le découvre. On y revient. Des personnes de la diaspora, comme moi font le chemin inverse et viennent, elles aussi, chercher quelque chose ici.

Je suis heureuse de voir mon pays être regardé autrement, de voir sa culture, son histoire, sa gastronomie, ses paysages, ses talents et son énergie susciter autant d’intérêt.

Pourtant, mon histoire avec le Bénin ne commence pas avec cet engouement.

Le Bénin n’est pas devenu mon « chez moi » parce que c’est tendance.

Il n’est pas devenu mon chez moi avec les réseaux sociaux.
Il n’est pas devenu mon chez moi parce que tout le monde parle de retour au pays.
Mon choix de m’y installer n’est finalement que l’aboutissement d’une histoire beaucoup plus ancienne. Souvenez-vous de ce billet rédigé il y a 10 ans, jour pour jour.

Je suis née au Sénégal, j’ai grandi entre plusieurs cultures, j’ai vécu en France et dans d’autres endroits. Pendant longtemps, j’ai eu plusieurs « chez moi ». J’ai longtemps pensé, comme beaucoup de personnes issues de la diaspora, qu’il fallait peut-être choisir.

Choisir une identité, une appartenance ou encore l’endroit auquel on appartient vraiment.

Avec le temps, j’ai compris que ce n’était pas nécessaire.

Tel un arbre, on peut avoir plusieurs racines. Plusieurs histoires. Plusieurs appartenances. Et toutes les porter fièrement.

Mon lien au Bénin n’est donc pas nouveau. Il s’est simplement transformé.

Peut-être que ce que je vis aujourd’hui n’est pas tant une découverte du Bénin qu’une redécouverte de moi-même à travers lui.

Homecoming : quand rentrer chez soi, c’est aussi rentrer en soi

Le mot homecoming me parle énormément. Parce qu’il ne signifie pas simplement rentrer dans un pays. Il y a quelque chose de beaucoup plus intime derrière ma vision de cette notion.

C’est revenir vers quelque chose qui nous appartient : une histoire, une culture, des souvenirs, des codes, des sensations : une façon d’être au monde.

Parfois même une partie de soi que l’on n’avait pas conscience d’avoir laissée quelque part.

Aujourd’hui, le Bénin est devenu ma safe place. Pas parce que tout y est parfait. Non hein ! Mais parce qu’ici, certaines choses n’ont plus besoin d’être expliquées.

Je peux être moi. Entièrement.

Avec mon histoire, mes contradictions, mes différentes appartenances, mes rêves, mes projets, mes « je ne sais pas encore », mes réussites et mes ratés.

Je n’ai pas besoin de choisir quelle partie de moi mérite d’exister. C’est ce qui me touche sans doute le plus dans ce retour.

À force de chercher l’endroit où je me sentais à ma place, j’ai fini par comprendre que je revenais simplement à moi.

Mon homecoming, finalement, ce n’est pas seulement celui d’une femme qui revient dans le pays de ses origines. C’est celui d’une femme qui, après avoir beaucoup cherché, commence à comprendre qui elle est.

Peut-être que rentrer chez soi, c’est parfois ça : ne pas seulement rentrer dans un pays,
mais rentrer en soi.

Porter le Bénin : raconter mon identité à travers ce shooting

Pour raconter cette histoire, j’avais envie de créer des images qui aient du sens. Pas simplement de faire de jolies photos avec un drapeau.

Je voulais porter le Bénin. Littéralement !

La coiffe que je porte représente la carte du Bénin, avec les couleurs de son drapeau. Une sacrée responsabilité, dites-moi !

Derrière cet accessoire spectaculaire, il y a surtout un symbole qui me parle énormément.

Porter le pays sur ma tête, alors qu’il habite depuis longtemps mon cœur.

Pour moi, cette image raconte aussi mon identité : une femme de la diaspora qui née et a grandi au Sénégal. Je suis française avec des origines béninoises. J’ai vécu ailleurs. J’ai construit ma vie en France. Aujourd’hui, je construis aussi une partie de ma vie au Bénin.

Je ne veux plus avoir à expliquer laquelle de ces histoires est la « vraie ». Elles sont toutes vraies. Parce qu’elles sont toutes les miennes.

C’est aussi pour cela que j’ai choisi le terme homecoming.

Il ne dit pas : « J’ai enfin trouvé le seul endroit auquel j’appartiens. » C’est plutôt : « Je suis revenue à une partie de moi. »
Cette nuance est importante parce que je ne crois pas qu’il faille effacer ce que l’on a été pour devenir quelqu’un d’autre. Je crois au contraire que l’on peut ajouter des morceaux à son histoire.
Et aujourd’hui, le Bénin est un morceau essentiel de la mienne.

Derrière les images : célébrer les talents béninois

Je voulais raconter chose avec ce shooting car une image comme celle-ci ne se crée jamais seule. Non ce n’est pas de l’intelligence artificielle !
Derrière une photo, il y a des idées, des mains, des heures de travail, du savoir-faire et des personnes qui donnent vie à une vision.

Le Bénin que je veux célébrer n’est pas seulement celui qu’on visite. C’est aussi celui de ses talents et de ce qu’ils créent.

Cette série est donc aussi une manière de mettre en lumière celles et ceux qui ont participé à sa réalisation.

La coiffe, réalisée avec minutie par Inès, qui a donné vie à cette incroyable carte du Bénin.
Le bomba, tenue traditionnelle, cousu par Jean dans l’atelier d’Ibilola, ma marque de mode inclusive et grande taille made in Bénin.
Le maquillage, réalisé par Floryte que j’ai accueillie récemment dans la team Ibilola.
Les photos, réalisées par Enoch, le photographe officiel d’Ibilola.

Un véritable travail d’équipe !
J’aime l’idée que ce shooting ne parle pas seulement du Bénin, mais qu’il parle aussi à travers celles et ceux qui le créent aujourd’hui.

Des artisans, créateurs, entrepreneurs, artistes, photographes, maquilleuses, couturiers.
Des personnes qui, chaque jour, font avec leurs mains et leur créativité un Bénin qui avance et qui rayonne. Les acteurs de ce Monde de Splendeurs.

Mon homecoming ne fait que commencer

Je ne sais pas exactement où ce chemin va me mener. Mais pour la première fois depuis longtemps, j’ai le sentiment de ne pas avoir besoin de tout savoir.
Je sais simplement que je suis là. Au Bénin. Chez moi. Je sais que ce retour n’est pas un effet de mode.
C’est un choix mûri.
Un choix assumé.
Un choix qui ressemble à la femme que je suis devenue.

Alors aujourd’hui, pour célébrer l’Indépendance de mon pays, je ne célèbre pas seulement une date : je célèbre mes racines.
Mon histoire.
Mon identité.
Les personnes qui font rayonner le Bénin.

Je célèbre ce que ça fait de retrouver son chemin vers soi.

Je porte mon pays sur la tête mais il y a longtemps qu’il habite mon cœur.

Joyeuse fête de l’Indépendance à toutes et tous, du Littoral à l’Atacora, en passant par toute la Diaspora.

Mon homecoming ne fait que commencer.

Pour aller plus loin
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C’est un nouveau chapitre qui s’écrit aujourd’hui pour moi. Ce 29 mai, je fête mes 43 ans. 
Comme chaque année, j’ai imaginé un shooting photo pour marquer cette journée si chère à mon cœur.
Cette fois, je voulais incarner la princesse que je suis.
J’avais déjà la tenue et le lieu. Puis, au dernier moment, j’ai acheté un bouquet de pivoines, mes fleurs préférées en cette saison.
Direction la place du Trocadéro pour prendre les photos.
C’était un moment suspendu dans le temps.
Entre les touristes et les groupes d’enfants en sortie scolaire, j’étais dans mon propre show. J’ai particulièrement adoré le regard émerveillé de petites filles noires croisées ce jour-là.
Je sais qu’en quelques secondes, j’ai pu planter une petite graine dans l’esprit de certaines d’entre elles. Une image différente. Une possibilité. Une représentation.

Le jour où j’ai compris ce que racontaient vraiment ces photos

J’étais déjà très heureuse de vivre ce moment. Mais c’est lorsque j’ai reçu les photos que quelque chose m’a frappée : je ressemblais aussi à une mariée.
Et là j’ai compris.
Ce shooting d’anniversaire était en réalité ma lettre d’adieu à Paris.
Paris mon amour. 
Oui, Paris c’est peut-être du bluff (j’espère que vous avez la réf)… mais c’est surtout la ville dans laquelle je suis devenue Gaëlle Prudencio.
La femme.
L’entrepreneure.
La personnalité publique.
La militante anti-grossophobie.
La parisienne.
Paris m’a tellement apporté. Je lui serai éternellement reconnaissante.

La ville où j’ai trouvé ma mission de vie

Je suis arrivée à Paris en 2009 pour un stage, lassée de ne rien trouver entre Douai et Lille où j’avais fait mes études.
Le stage s’est transformé en CDI. Pendant ce temps-là, je construisais aussi autre chose : mon blog, ma voix, mon univers… puis toutes les activités liées à la mode grande taille.
À Paris, j’ai trouvé du travail. J’y ai surtout trouvé ma mission de vie.

Pourquoi la suite s’écrit désormais à Cotonou

Cette mission, je la poursuis désormais depuis la Terre mère. Plus précisément : Cotonou, au Bénin.
J’ai amorcé ce changement de vie il y a plusieurs années et c’est en janvier dernier que je me suis véritablement lancée.
J’étais remplie de doutes. Je vous en avais d’ailleurs parlé dans mon précédent article de blog. Depuis, j’ai trouvé un appartement à Cotonou, commencé à l’équiper et surtout appris à m’adapter à ce nouveau rythme de vie.

Aujourd’hui, je réalise à quel point je ne suis plus du tout dans le même état d’esprit qu’en janvier dernier.

Partir sereinement

J’ai profité de mon récent voyage à Paris pour réaliser ce shooting. Ces trois dernières semaines ont été incroyables. J’ai choisi de vivre ce séjour comme des vacances et non comme une succession d’adieux. J’ai surtout fait du vide. Du vide pour accueillir la nouveauté et repartir sereinement.
Cette fois-ci, je me sens apaisée.

Mon support system parisien

Ce séjour m’a aussi permis de revoir mes copines. Elles m’avaient tellement manqué. Le plus drôle, c’est que j’ai l’impression qu’on se verra encore plus maintenant qu’on ne vit plus à quelques arrêts de métro + RER + bus.

À Paris, j’ai vraiment mon support system. Je le vois dans chaque étape importante de ma vie.

Un écosystème bienveillant où chacune joue sa partition avec tant d’amour.

Je tiens aussi à remercier les Babes of Ibilola qui ont vidé mon dressing ces dernières semaines ainsi que toutes celles qui continuent de me faire confiance en portant mes créations.
Concrètement, m’installer à Cotonou, c’est aussi aller encore plus loin dans ma démarche de mode inclusive et grande taille made in Africa grâce à Ibilola.

Mes petits allocos 

Quand je parle de support system, je pense aussi à vous. Vous qui me lisez alors qu’on nous répète sans cesse que “les gens ne lisent plus sur internet”. La preuve que si.
Ici, vous lisez, échangez, participez et donnez vie à cet espace depuis des années. C’est un véritable travail d’équipe.

À Paris, j’ai fédéré une communauté. Ma communauté.

Alors merci et joyeux 29 mai à vous !

Un mot sur le look du jour

Je porte un ensemble signé Zecombell.

Oui, il s’agit bien d’une jupe et d’un corset.

Emmanuelle qui a gentiment accepté de me prêter cette tenue crée des robes de mariée et de soirée du 42 au 68 voire plus. Je suis très heureuse de mettre en lumière son travail.

Elle saura vous accompagner dans l’un des plus beaux moments de votre vie.

J’ai été maquillée par Paloma sur recommandation d’un petit alloco.

Vous voyez ? Vous participez vraiment à chacun de mes projets.

Merci aussi à ma chère Vivi qui sublime mes cheveux depuis toutes ces années de vie parisienne.

Les photos ont été réalisées par Élise Outteryck, qui avait déjà signé mon shooting des 42 ans ainsi que plusieurs visuels d’Ibilola ces derniers mois.

À travers Élise, je remercie aussi Mélody, ma petite sœur de cœur et l’une de mes plus belles rencontres parisiennes.

Et dire que j’étais convaincu que les relations étaient superficielles à Paris !

Et maintenant ?

Bon eh bien… c’est désormais à vous de venir me voir à Cotonou hein ! Vous pouvez remplir ce questionnaire pour m’aider à enfin organiser des séjours sur place !

Paris m’a permis de devenir Gaëlle Prudencio. Peut-être que Cotonou me permettra simplement de devenir encore plus moi. 

Hello mes petits allocos !
J’ai décidé que février marque le début de l’année 2026, car je n’ai absolument rien compris au mois de janvier qui vient de s’achever.
C’est d’ailleurs pour cette raison que je vous souhaite une belle nouvelle année et tout le bla-bla-bla (sincère) qui va avec.

Le plan initial

Venons-en au fait.
« Fin décembre / début janvier, je m’installe à Cotonou ! »
C’était le plan lorsque je suis rentrée à Paris en octobre dernier, après avoir passé trois mois entre Dakar et Cotonou.
J’avais tout prévu pour mener ce projet à bien.

Tout faire « dans les règles »

D’abord, un bilan médical complet. J’ai pris tous les rendez-vous nécessaires pour partir sereine et, accessoirement, profiter de la mutuelle que je paie comme ça, « au cas où ».

Puis un rendez-vous avec ma psy.
« Je te sens bien alignée avec ton projet. Je suis contente pour toi », m’a-t-elle dit, avec une pointe d’émotion dans la voix.

Ma go, cela fait dix ans que je viens pleurer dans ton cabinet et deux ans que ce projet de retour sur le continent revient régulièrement en séance. Oui, je suis vraiment alignée avec voeu. Dire qu’en 2016 je vous racontais dans ce billet à quel point je souhaitais renouer avec mes origines béninoises.

Repenser mon business

J’ai aussi fait appel à un accompagnement professionnel pour (re)structurer mon business dans cette nouvelle étape de vie.

Je vous en avais parlé en mars dernier : j’avais envisagé de reprendre une activité salariée pour sécuriser mes finances. J’ai passé un entretien… et j’ai bien vu que je n’étais pas crédible dans mon histoire de travailler pour autrui. En tout cas, pas dans ces conditions.

Pendant trois mois, avec la consultante, nous avons retravaillé :

  • le modèle économique de mon entreprise,
  • mes sources de revenus actuelles,
  • toutes les compétences que je n’avais ni explorées ni exploitées jusque-là.

En somme, un véritable travail sur ma confiance en moi et sur cette peur qui m’empêche souvent d’avancer.

Je me suis mise en action, et le projet s’est affiné au fil de l’eau.

Quitter 15 ans de vie

J’étais déterminée à quitter l’appartement dans lequel je vis depuis près de 15 ans.
Il fallait donc… tout vider.
J’ai commencé par mon dressing. Pendant plusieurs jours, j’ai trié mes vêtements : garder, jeter, donner, revendre.
La tâche a été bien plus intense que prévu.
Plus de 300 pièces, réparties entre les placards et des valises. Mes vêtements personnels, mais aussi les échantillons de ma marque de mode inclusive et grande taille, Ibilola.

Grâce à ce vide-dressing, j’ai pu vous rencontrer, vous confier ces pièces chargées d’histoire. Sachez que j’ai toujours soigneusement choisi chaque vêtement que je porte.

Le vide-dressing était à la fois en présentiel et en ligne sur Vinted. Autant vous dire que la logistique était sportive. Tout devait disparaître, je me suis alors concentrée là-dessus pendant des semaines.

Les feux étaient au vert

J’ai aussi pris mon billet d’avion.
Un aller simple pour Cotonou à 200 €. Oui, vous avez bien lu.
J’ai bénéficié de l’offre spéciale lancée par le gouvernement du Bénin avec Bénin Tourisme, via des vols charters affrétés entre décembre et janvier. Cela permettait à la diaspora de profiter pleinement des fêtes de fin d’année, du festival WeLoveEya qui se tient le dernier week-end de décembre et des Vodun Days qui ont lieu autour du 10 janvier sans vendre un rein !

À ce moment-là, j’avais vraiment le sentiment que tous les feux étaient au vert. 200€ le billet d’avion frère !

Et puis… le doute

Les semaines ont passé. La nouvelle année est arrivée. Et très vite… patatras.
Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé. Panique ? Crise d’angoisse ?
Toujours est-il que, plus la date du départ approchait, plus je remettais tout en question.
Au lieu de continuer à regarder des vidéos inspirantes de répats qui réussissent, j’ai enchaîné celles de personnes ayant échoué dans leur retour en Afrique.
Étais-je en train de m’auto-saboter ? Probablement.

Début janvier :

  • aucun meuble vendu,
  • bail non résilié,
  • valise toujours vide.

Quand le corps dit stop

Pour couronner le tout, quelques jours avant le départ, votre go est tombée malade.
Impossible de m’alimenter, plus d’appétit, une fatigue intense, aucune énergie pour avancer.
Et cette question qui revenait sans cesse : « Et si je faisais une connerie, en fait ? « 

Le support system

C’est là que mon support system est entré en scène.
Celles qui m’ont aidée à :

  • préparer le vide-dressing,
  • faire les valises,
  • faire le ménage,
  • me préparer à manger,
  • prendre soin de moi.

Mon support system, ce sont toutes ces femmes de ma vie parisienne.

Partir quand même

Le 11 janvier, j’ai pris l’avion.
J’étais dans un état lamentable. J’ai même vomi pendant le vol. Hahaha. Ma dignité était clairement en PLS.
J’aurais pu reporter mon départ.
J’étais néanmoins convaincue d’une chose : tout ce que je souhaite aujourd’hui est de l’autre côté de ma peur.

L’atterrissage

Je suis arrivée à Cotonou complètement sous les rotules.
J’ai pris le temps de me reposer. Enfin, en avais-je seulement le choix ?
Retrouver la famille, le soleil, les bons plats réconfortants du pays, ainsi que mes collaborateurs entre le marché et l’atelier, m’a permis de me recentrer sur mon plan initial, plutôt que sur mon humeur du moment.

Où j’en suis aujourd’hui

Je prends doucement mes marques. J’observe. Je réajuste. Et puis… on verra.

Je ne pensais pas partager tout ceci de si tôt, mais ces dernières semaines, j’avais le sentiment de ne pas être 100 % moi dans le contenu que je publiais. Comme si je m’éloignais de vous alors que je traverse une étape clé de ma vie.

Rien n’est définitif

Vous l’aurez compris : mon départ de la France et mon installation au Bénin ne sont pas encore actés.

En revanche, je mets tout en place pour que ce projet se concrétise sans me mettre la pression.
Il n’est pas nécessaire de se bousiller la santé alors qu’il n’y a en réalité aucun enjeu vital.

Et maintenant ?

J’ai hâte de partager la suite avec vous.
Ici, sur le blog, ou régulièrement sur mes réseaux… je ne sais pas encore. Je ferai comme ce soir : spontanément.
En attendant, si je peux vous souhaiter une chose cette année, ce serait celle-ci :
Et si le meilleur scénario se produisait ? Plutôt que d’imaginer le pire avant même d’avoir essayé ?

L’outfit of the day

Vous l’aurez compris, c’est ma dernière publication ici en manteau avant longtemps ! Le fameux manteau de la gloire que je ressors tous les hivers et que vous ne trouverez jamais dans mon vide dressing ! Il vient de chez Asos comme les chaussures.
J’ai acheté la robe chez Eloquii il y a quelques années aussi.
En triant mes vêtements j’ai réalisé que mon dressing était principalement composé de pièces de chez Ibilola, Asos et Eloquii. Que des bangers !
Quant aux collants, je vous les recommande à 100%. Il s’agit de la marque Madara dont les modèles montent jusqu’à la taille 64.
Il y a d’ailleurs 10% de réduction sur le site avec le code GAELLE10. (affiliation).
Sur ces photos je porte le modèle « Étoiles ».
Le sac c’est la fameux Banana de chez Make My Lemonade. Une pépite !

Les photos on été prises par ma chère Danielle alias BestofD.

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Est-ce qu’il y a un rayon grande taille sur les 1200 m² dédiés à Shein au BHV ? 

Je demande pour les 40% de la population féminine française qui s’habillent en taille 44 et plus (enquête ClicknDress 2016 ). 

La mode est politique que vous le vouliez ou non

Avant toute chose : je ne consomme pas Shein. D’une je suis moi-même créatrice de mode inclusive et grande taille avec Ibilola. Du fait de mes privilèges, j’ai un certain niveau d’exigence par rapport aux matières et aux coupes des vêtements que je porte. Je tends par ailleurs à ne consommer et ne promouvoir que ce que je produis. 

Les ateliers avec lesquels je travaille au Bénin et en Côte d’Ivoire sont respectueux de l’humain et de leurs conditions de travail. Chaque collection est l’occasion pour nous de faire mieux.

Ces valeurs sont au cœur de mes réflexions lorsque je m’habille désormais car OUI : la mode est politique. Que vous le vouliez ou non. C’est d’ailleurs l’un des fondements de ma vision du mouvement body positive.

L’invisibilité des corps gros dans la mode française

Ceci étant dit : lâchez la veste des personnes grosses qui n’ont pas d’autre choix que de s’habiller chez Shein ou autre marque de fast fashion ou ultra fast fashion.

Aucune des marques de mode française qui ont quitté le BHV n’adresse le marché de la mode inclusive et grande taille. Vous êtes là dans un entre-soi de marques éthiques et responsables alors qu’il n’y a plus personne lorsqu’il est question d’inclure dans vos collections votre cousine Jade qui porte du 54. 

Dans l’émission La quotidienne sur France 5 en 2019 je regrettais que l’offre de mode grande taille soit si faible en France que l’ensemble du budget de cette cible était dépensé à l’étranger. Et pourtant, le fossé n’a cessé de se creuser. 

Aujourd’hui, les vêtements grande taille ont disparu des magasins physique du peu d’enseignes qui nous habillaient encore.

Une hypocrisie bien française : l’éthique sans inclusivité

Rappelons que les personnes grosses sont encore au stade où il faut trouver ne serait-ce qu’un tailleur bien structuré pour passer un entretien d’embauche. Si tant est qu’elles y accèdent à cet entretien au vu de la discrimination à l’emploi que nous subissons du fait de la grossophobie en milieu professionnel. 

La surconsommation n’est pas l’e fait’apanage des personnes grosses. Nous étions déjà les reines du shopping en seconde main il y a bien des années car il a fallut faire preuve d’inventivité pour s’habiller dignement. 

Ce n’est certainement pas pour nous habiller que le savoir-faire français a été délocalisé à l’étranger pour produire plus et à moindre coût que je sache. 

Alors où trouver des vêtements grande taille en France aujourd’hui ? 

La mode grande taille en France n’est certainement pas disponible chez Shein au BHV.

Les personnes grosses ne sont toujours pas les bienvenues en magasin.

En revanche, si vous portez une taille 42 et plus et que vous cherchez des vêtements de qualité, sachez que je vide la totalité de mon dressing à Thiais dans le 94 le samedi 29 novembre de 14h à 17h. 

Vous n’y trouverez pas du Shein non plus. Ça c’est certain.

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Il y a des moments où l’on ne se doute pas qu’un simple geste va tout changer.
Pour moi, tout a commencé un 22 octobre 2007, le jour où j’ai posté ma première photo sur le forum Vive les Rondes.
Je n’imaginais pas alors que cette publication anodine serait le point de départ d’une aventure qui dure depuis près de vingt ans.

Les débuts d’une aventure

Sur cette photo, je porte un trench acheté chez New Look, tout juste ouvert au centre commercial Euralille.
C’était mon premier achat… et certainement pas le dernier 😅
À l’époque, j’y allais presque tous les jours, curieuse, excitée, animée par ce nouveau monde qui s’ouvrait à moi.

Les débuts d’une aventure

Ce souvenir, c’est celui d’une aventure commencée sans plan précis.
J’ai simplement posté ma photo pour me présenter, créer mon blog et échanger avec les autres femmes de la plateforme.
Sur Vive les Rondes, nous partagions nos bons plans mode grande taille, nos adresses préférées et nos expériences face à la grossophobie.
C’était une communauté bienveillante, un espace de parole et de liberté où beaucoup d’entre nous ont appris à s’aimer un peu plus.

La nostalgie et le constat

Aujourd’hui, je regarde cette photo avec beaucoup de tendresse et une pointe de nostalgie.
Parfois, j’ai l’impression que rien n’a vraiment changé.
Certaines enseignes comme New Look ont disparu de France, d’autres ont supprimé leurs rayons grande taille, et la mode, malgré les avancées, peine encore à devenir réellement inclusive.

Les réseaux sociaux, eux aussi, ont évolué.
Entre le harcèlement en ligne, les algorithmes et la course aux likes, il m’arrive de douter.
Mais à chaque fois que je ressens ce découragement, je repense à ce chemin parcouru depuis cette première photo postée par l’étudiante que j’étais.

Le chemin parcouru

Qui aurait cru qu’en 2007, ce geste anodin me mènerait aussi loin ?
Depuis, j’ai eu la chance de :

  • créer ma propre marque de mode inclusive et grande taille,
  • devenir modèle,
  • collaborer avec des marques prestigieuses,
  • être invitée sur des plateaux TV,
  • inspirer des femmes à vivre en paix dans leur corps,
  • et écrire mon livre Fière d’être moi-même, publié aux Éditions Leduc

Ce parcours, je le dois à cette communauté qui m’a soutenue, inspirée, portée.
À toutes celles qui, un jour, ont cru qu’elles aussi avaient leur place dans la mode, dans la société, dans le regard des autres.

Et maintenant ?

C’est fou de penser qu’un simple post, il y a presque vingt ans, ait pu tout déclencher.
Je ne sais pas encore où cette aventure me mènera, mais j’espère continuer à écrire cette histoire encore longtemps.

Et si on se rencontrait pour de vrai ?
Je prépare plusieurs rencontres avec la communauté d’ici la fin de l’année : des moments de partage, d’échange et de convivialité autour de la mode, de la confiance en soi et du body positive.

Si tu souhaites y participer, remplis le formulaire disponible ici pour recevoir toutes les infos et t’inscrire aux prochains événements.

J’ai hâte de vous retrouver, de vous écouter et de célébrer ensemble ces années d’aventure et d’inspiration 💕

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Le mois de mars est toujours une période intense pour moi, à la fois douce et empreinte de souvenirs. Cette année encore, il marque un double anniversaire : celui du départ de ma sœur Ibilola, il y a 30 ans, et celui du lancement de ma marque qui porte son nom, il y a 8 ans.

Un hommage à ma sœur, une inspiration infinie

Cette semaine, je vous écris depuis Dakar, entourée de ma famille, où nous avons honoré la mémoire d’Ibilola. Elle nous a quittés bien trop tôt, à l’âge de 18 ans, mais son énergie rebelle et joyeuse continue d’habiter chacun de mes pas.

C’est en son honneur que j’ai créé Ibilola, une marque qui célèbre la mode grande taillen l’inclusivité et les créativités africaines. Chaque pièce que je conçois porte une part de son histoire et de son esprit.

8 ans d’Ibilola : Un voyage entrepreneurial intense

Quand j’ai lancé la marque, je ne savais pas encore que cette aventure allait me former à tant de métiers :
La mode, avec l’exploration infinie des coupes, des tissus et des designs
La logistique, parce que gérer une production et des expéditions, c’est tout un art.
La communication et le marketing, pour partager ma vision et faire grandir cette belle communauté de Babes ! J’ai carrément repris mes études pour servir cette marque !
La relation client, parce que chaque échange avec vous nourrit mon engagement.

Ces 8 années ont été un apprentissage constant, fait de défis, de joies et de moments de doute (on se souvient de la nécessité de prendre une pause).

Une chose est sûre, c’est que rien n’aurait été possible sans vous.

Un mois de mars sous le signe du renouveau

Chaque anniversaire est une opportunité d’évoluer, et cette année ne fait pas exception.

J’ai hâte de vous dévoiler les nouveautés qui arrivent très bientôt :

La robe Sira, disponible en avant-première sur le canal WhatsApp – restez à l’affût !

La robe Sofia, issue de notre capsule soyeuse, élégante et fluide.

La combinaison Tricia, en chambray, que vous pourrez personnaliser avec ou sans détails en wax.

Un mois de mars plein de surprises et de créativité nous attend, alors restez connectées !

Dites-moi tout !

Cet anniversaire est aussi l’occasion de partager avec vous.

Avez-vous un vêtement ou un accessoire qui porte une histoire particulière pour vous ? Un héritage, un souvenir, un symbole fort ? Dites-moi tout en commentaire ou sur Instagram, j’adorerais vous lire !

Merci de faire vivre cette aventure avec moi.

Avec gratitude,
Gaëlle

PS : En attendant les nouveautés, (re)découvrez notre collection de permanents sur la boutique en ligne.

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