« Qui décide ? Qui commande ? » « C’est moi » ! Ceci est la question et la réponse que mon moniteur de vélo-école m’a rabâché dès les premières minutes de mon cours de vélo.

Il y a un peu plus d’un an, je décidais enfin, la peur au ventre d’apprendre à faire du vélo.

Monter sur un vélo, pédaler, m’évader. C’était un rêve de petite fille mais je n’ai jamais osé me lancer. D’abord parce que je risquais de tomber et aussi parce que j’avais essuyé assez de moqueries comme ça car une grande fille comme moi ne savait pas faire de vélo (dixit un ami qui n’en est plus un.)

Je me souviens avoir fait du vélo lorsque j’étais enfant mais une fois que les 2 roues arrière ont été retirées de mon engin, je ne suis tout simplement pas remontée dessus.

J’ai par la suite essayé de prendre des cours avec des amis mais ces derniers manquaient complètement de pédagogie ! Je montais sur le vélo, quelqu’un me poussait et criait « vas y pédale ! » Je tombais. Et ne retentais pas l’expérience.

Lorsqu’il y a 16 ans je suis arrivée en France, j’étais fascinée par la facilité avec laquelle bon nombre de personnes sortaient leur vélo dès les premiers rayons de soleil du printemps. Je me disais alors « j’aimerais tant faire des ballades à vélo ». Puis le temps, les mois, les années ont passé.

Ce n’est qu’il y a un an, au détour d’une conversation avec Lydexperience que j’ai appris qu’il existe des associations qui enseignent le vélo aux adultes.

J’ai mis 2 mois à me décider à y aller. J’avais peur. Très peur de me lancer.

Peur de quoi en fait ? Perdre l’équilibre. Tomber. Me faire mal. J’avais peur.

Puis au début du mois d’octobre 2016, j’ai appris une nouvelle qui m’avait bouleversée. Pendant plusieurs jours, je trouvais la vie tellement injuste que je n’avais plus envie de rien.

J’ai vécu ces jours là à ruminer et à laisser la tristesse prendre toute la place. J’ai traversé cette tristesse. Je l’ai laissée m’envahir jusqu’à ce que je n’en puisse plus et cherche un moyen de reprendre le dessus.

Je me suis alors demandé ce qui me ferait le plus plaisir. Ce qui me permettrait de surmonter cette tristesse. Comment m’évader ?

J’ai repensé à ces fameux cours de vélo que je souhaitais prendre depuis des années. Le bulletin d’inscription était sous mon nez.

En plein automne, un jour de pluie, j’y suis allée et l’aventure a commencé.

Je pédalais seule, pour la première fois de ma vie à la fin du premier cours. En fait j’en étais capable !

J’y suis retournée 2 fois par semaine pendant presque 3 mois pour m’améliorer, prendre confiance en moi et reprendre le dessus. Reprendre goût à la vie. Ce n’était pas non sans certains moments de désagréments principalement à cause du temps mais j’étais déterminée à réussir.

Apprendre à faire du vélo à l’âge adulte m’a permis de :

  • Reprendre confiance en moi, en mes capacités
  • Prendre conscience que tout est possible et que rien n’est perdu d’avance
  • Que même lorsqu’il fait froid, par temps de pluie, que lorsque les nuages sont bas, il est toujours possible de trouver un rayon de soleil quelque part. La situation qui m’avait rendue triste à l’époque n’a pas particulièrement évoluée mais je la vis différemment aujourd’hui. Elle fait juste partie du jeu de ma vie.
  • Que tomber, se faire mal, se relever fait partie du jeu et qu’il vaut le coup !
  • De garder la foi. Tout le temps. Quoiqu’il arrive. La foi en soi. La foi en la vie car « qui décide ? qui commande ? » C’est soi-même.
  • Qu’il n’est jamais trop tard pour apprendre et cela quelque soit le domaine et que ce n’est absolument pas ridicule !! Non parce que ceux qui rigolent quand on dit « je ne sais pas faire de vélo, stop ! »
  • Que mes kilos ne sont pas du tout un obstacle à cette activité et que le vélo ne va absolument pas se briser à cause de mon poids !

Je tenais à consigner ces quelques lignes ici car je sais que nous sommes nombreuses à « avoir envie de  » mais à ne pas oser ». Je l’ai expérimenté. Ce n’est pas du blabla « qu’il suffit juste d’un pas pour que tout s’enchaîne ». Depuis que j’ai testé, je me suis rendu compte de toutes ces belles choses qui arrivent en sortant un peu de sa zone de confort, en acceptant de lâcher prise et en vivant avec sa peur car elle peut-être une alliée de taille. Effectivement on peut aussi perdre l’équilibre, tomber, se faire mal puis on se relève et the show must go on !

Apprendre à faire du vélo, à nager, à conduire, à dessiner, écrire, jouer d’un instrument, cuisiner à l’âge adulte c’est aussi se tester et apprendre à se connaître un peu plus. C’est se faire un cadeau. La prochaine case à cocher sur ma liste est de prendre le volant. Toute seule comme une grande sans personne à côté pour me soutenir moralement.

Et vous qu’avez-vous appris à faire récemment ? Qu’est-ce-que vous aimeriez apprendre ?

Les photos qui illustrent ce billet ont été prises il y a quelques semaines dans la jolie petite rue Saint-Marthe que je vous faisais découvrir dans ces précédents billets ici et ici. J’ai emprunté le vélo à une jeune femme qui passait par là et dont le plaisir est d’immortaliser des photos de son vélo dans différents endroits de Paris (son compte instagram). Je porte un manteau qui m’a été offert par la marque MSMode. Je l’adore tout simplement parce qu’il égaye mes tenues et le métro parisien où tout est si gris. Pour ma coiffure ce sont les mèches Mama Rose Beauty que vous aurez sans doute reconnues ! Retrouvez mon billet au sujet de cette marque par ici.


Je porte : Manteau MSMode ici* / Tee-shirt et jeans New Look* / Bottines Lane Bryant* / Sac Mango / Boucles d’oreilles Asos


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*Articles offerts par la marque.

Catégorie(s): Lifestyle, Mode

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