Hello mes petits allocos !
J’ai décidé que février marque le début de l’année 2026, car je n’ai absolument rien compris au mois de janvier qui vient de s’achever.
C’est d’ailleurs pour cette raison que je vous souhaite une belle nouvelle année et tout le bla-bla-bla (sincère) qui va avec.
Le plan initial
Venons-en au fait.
« Fin décembre / début janvier, je m’installe à Cotonou ! »
C’était le plan lorsque je suis rentrée à Paris en octobre dernier, après avoir passé trois mois entre Dakar et Cotonou.
J’avais tout prévu pour mener ce projet à bien.
Tout faire « dans les règles »
D’abord, un bilan médical complet. J’ai pris tous les rendez-vous nécessaires pour partir sereine et, accessoirement, profiter de la mutuelle que je paie comme ça, « au cas où ».
Puis un rendez-vous avec ma psy.
« Je te sens bien alignée avec ton projet. Je suis contente pour toi », m’a-t-elle dit, avec une pointe d’émotion dans la voix.
Ma go, cela fait dix ans que je viens pleurer dans ton cabinet et deux ans que ce projet de retour sur le continent revient régulièrement en séance. Oui, je suis vraiment alignée avec voeu. Dire qu’en 2016 je vous racontais dans ce billet à quel point je souhaitais renouer avec mes origines béninoises.
Repenser mon business
J’ai aussi fait appel à un accompagnement professionnel pour (re)structurer mon business dans cette nouvelle étape de vie.
Je vous en avais parlé en mars dernier : j’avais envisagé de reprendre une activité salariée pour sécuriser mes finances. J’ai passé un entretien… et j’ai bien vu que je n’étais pas crédible dans mon histoire de travailler pour autrui. En tout cas, pas dans ces conditions.
Pendant trois mois, avec la consultante, nous avons retravaillé :
- le modèle économique de mon entreprise,
- mes sources de revenus actuelles,
- toutes les compétences que je n’avais ni explorées ni exploitées jusque-là.
En somme, un véritable travail sur ma confiance en moi et sur cette peur qui m’empêche souvent d’avancer.
Je me suis mise en action, et le projet s’est affiné au fil de l’eau.
Quitter 15 ans de vie
J’étais déterminée à quitter l’appartement dans lequel je vis depuis près de 15 ans.
Il fallait donc… tout vider.
J’ai commencé par mon dressing. Pendant plusieurs jours, j’ai trié mes vêtements : garder, jeter, donner, revendre.
La tâche a été bien plus intense que prévu.
Plus de 300 pièces, réparties entre les placards et des valises. Mes vêtements personnels, mais aussi les échantillons de ma marque de mode inclusive et grande taille, Ibilola.
Grâce à ce vide-dressing, j’ai pu vous rencontrer, vous confier ces pièces chargées d’histoire. Sachez que j’ai toujours soigneusement choisi chaque vêtement que je porte.
Le vide-dressing était à la fois en présentiel et en ligne sur Vinted. Autant vous dire que la logistique était sportive. Tout devait disparaître, je me suis alors concentrée là-dessus pendant des semaines.
Les feux étaient au vert
J’ai aussi pris mon billet d’avion.
Un aller simple pour Cotonou à 200 €. Oui, vous avez bien lu.
J’ai bénéficié de l’offre spéciale lancée par le gouvernement du Bénin avec Bénin Tourisme, via des vols charters affrétés entre décembre et janvier. Cela permettait à la diaspora de profiter pleinement des fêtes de fin d’année, du festival WeLoveEya qui se tient le dernier week-end de décembre et des Vodun Days qui ont lieu autour du 10 janvier sans vendre un rein !
À ce moment-là, j’avais vraiment le sentiment que tous les feux étaient au vert. 200€ le billet d’avion frère !
Et puis… le doute
Les semaines ont passé. La nouvelle année est arrivée. Et très vite… patatras.
Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé. Panique ? Crise d’angoisse ?
Toujours est-il que, plus la date du départ approchait, plus je remettais tout en question.
Au lieu de continuer à regarder des vidéos inspirantes de répats qui réussissent, j’ai enchaîné celles de personnes ayant échoué dans leur retour en Afrique.
Étais-je en train de m’auto-saboter ? Probablement.
Début janvier :
- aucun meuble vendu,
- bail non résilié,
- valise toujours vide.
Quand le corps dit stop
Pour couronner le tout, quelques jours avant le départ, votre go est tombée malade.
Impossible de m’alimenter, plus d’appétit, une fatigue intense, aucune énergie pour avancer.
Et cette question qui revenait sans cesse : « Et si je faisais une connerie, en fait ? «
Le support system
C’est là que mon support system est entré en scène.
Celles qui m’ont aidée à :
- préparer le vide-dressing,
- faire les valises,
- faire le ménage,
- me préparer à manger,
- prendre soin de moi.
Mon support system, ce sont toutes ces femmes de ma vie parisienne.
Partir quand même
Le 11 janvier, j’ai pris l’avion.
J’étais dans un état lamentable. J’ai même vomi pendant le vol. Hahaha. Ma dignité était clairement en PLS.
J’aurais pu reporter mon départ.
J’étais néanmoins convaincue d’une chose : tout ce que je souhaite aujourd’hui est de l’autre côté de ma peur.
L’atterrissage
Je suis arrivée à Cotonou complètement sous les rotules.
J’ai pris le temps de me reposer. Enfin, en avais-je seulement le choix ?
Retrouver la famille, le soleil, les bons plats réconfortants du pays, ainsi que mes collaborateurs entre le marché et l’atelier, m’a permis de me recentrer sur mon plan initial, plutôt que sur mon humeur du moment.
Où j’en suis aujourd’hui
Je prends doucement mes marques. J’observe. Je réajuste. Et puis… on verra.
Je ne pensais pas partager tout ceci de si tôt, mais ces dernières semaines, j’avais le sentiment de ne pas être 100 % moi dans le contenu que je publiais. Comme si je m’éloignais de vous alors que je traverse une étape clé de ma vie.
Rien n’est définitif
Vous l’aurez compris : mon départ de la France et mon installation au Bénin ne sont pas encore actés.
En revanche, je mets tout en place pour que ce projet se concrétise sans me mettre la pression.
Il n’est pas nécessaire de se bousiller la santé alors qu’il n’y a en réalité aucun enjeu vital.
Et maintenant ?
J’ai hâte de partager la suite avec vous.
Ici, sur le blog, ou régulièrement sur mes réseaux… je ne sais pas encore. Je ferai comme ce soir : spontanément.
En attendant, si je peux vous souhaiter une chose cette année, ce serait celle-ci :
Et si le meilleur scénario se produisait ? Plutôt que d’imaginer le pire avant même d’avoir essayé ?
L’outfit of the day
Vous l’aurez compris, c’est ma dernière publication ici en manteau avant longtemps ! Le fameux manteau de la gloire que je ressors tous les hivers et que vous ne trouverez jamais dans mon vide dressing ! Il vient de chez Asos comme les chaussures.
J’ai acheté la robe chez Eloquii il y a quelques années aussi.
En triant mes vêtements j’ai réalisé que mon dressing était principalement composé de pièces de chez Ibilola, Asos et Eloquii. Que des bangers !
Quant aux collants, je vous les recommande à 100%. Il s’agit de la marque Madara dont les modèles montent jusqu’à la taille 64.
Il y a d’ailleurs 10% de réduction sur le site avec le code GAELLE10. (affiliation).
Sur ces photos je porte le modèle « Étoiles ».
Le sac c’est la fameux Banana de chez Make My Lemonade. Une pépite !
Les photos on été prises par ma chère Danielle alias BestofD.



Pour aller plus loin
Découvrir www.ibilola.com ma ligne de mode inclusive et grande taille
Commander mon livre Fière d’être moi-même, Ed. Leduc à la Fnac ou sur Amazon
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2 Comments
Bonsoir Gaelle,
J’ai beaucoup aimé votre article, très sincère.
Vous êtes une femme incroyable je suis sur que vous allez avoir le meilleur scénario que j’ai déjà hâte de lire ici 😉
Meilleur vœux pour 2026 et bon retour ❤
Oh merci ! Ça me touche énormément !