C’est un nouveau chapitre qui s’écrit aujourd’hui pour moi. Ce 29 mai, je fête mes 43 ans. 
Comme chaque année, j’ai imaginé un shooting photo pour marquer cette journée si chère à mon cœur.
Cette fois, je voulais incarner la princesse que je suis.
J’avais déjà la tenue et le lieu. Puis, au dernier moment, j’ai acheté un bouquet de pivoines, mes fleurs préférées en cette saison.
Direction la place du Trocadéro pour prendre les photos.
C’était un moment suspendu dans le temps.
Entre les touristes et les groupes d’enfants en sortie scolaire, j’étais dans mon propre show. J’ai particulièrement adoré le regard émerveillé de petites filles noires croisées ce jour-là.
Je sais qu’en quelques secondes, j’ai pu planter une petite graine dans l’esprit de certaines d’entre elles. Une image différente. Une possibilité. Une représentation.

Le jour où j’ai compris ce que racontaient vraiment ces photos

J’étais déjà très heureuse de vivre ce moment. Mais c’est lorsque j’ai reçu les photos que quelque chose m’a frappée : je ressemblais aussi à une mariée.
Et là j’ai compris.
Ce shooting d’anniversaire était en réalité ma lettre d’adieu à Paris.
Paris mon amour. 
Oui, Paris c’est peut-être du bluff (j’espère que vous avez la réf)… mais c’est surtout la ville dans laquelle je suis devenue Gaëlle Prudencio.
La femme.
L’entrepreneure.
La personnalité publique.
La militante anti-grossophobie.
La parisienne.
Paris m’a tellement apporté. Je lui serai éternellement reconnaissante.

La ville où j’ai trouvé ma mission de vie

Je suis arrivée à Paris en 2009 pour un stage, lassée de ne rien trouver entre Douai et Lille où j’avais fait mes études.
Le stage s’est transformé en CDI. Pendant ce temps-là, je construisais aussi autre chose : mon blog, ma voix, mon univers… puis toutes les activités liées à la mode grande taille.
À Paris, j’ai trouvé du travail. J’y ai surtout trouvé ma mission de vie.

Pourquoi la suite s’écrit désormais à Cotonou

Cette mission, je la poursuis désormais depuis la Terre mère. Plus précisément : Cotonou, au Bénin.
J’ai amorcé ce changement de vie il y a plusieurs années et c’est en janvier dernier que je me suis véritablement lancée.
J’étais remplie de doutes. Je vous en avais d’ailleurs parlé dans mon précédent article de blog. Depuis, j’ai trouvé un appartement à Cotonou, commencé à l’équiper et surtout appris à m’adapter à ce nouveau rythme de vie.

Aujourd’hui, je réalise à quel point je ne suis plus du tout dans le même état d’esprit qu’en janvier dernier.

Partir sereinement

J’ai profité de mon récent voyage à Paris pour réaliser ce shooting. Ces trois dernières semaines ont été incroyables. J’ai choisi de vivre ce séjour comme des vacances et non comme une succession d’adieux. J’ai surtout fait du vide. Du vide pour accueillir la nouveauté et repartir sereinement.
Cette fois-ci, je me sens apaisée.

Mon support system parisien

Ce séjour m’a aussi permis de revoir mes copines. Elles m’avaient tellement manqué. Le plus drôle, c’est que j’ai l’impression qu’on se verra encore plus maintenant qu’on ne vit plus à quelques arrêts de métro + RER + bus.

À Paris, j’ai vraiment mon support system. Je le vois dans chaque étape importante de ma vie.

Un écosystème bienveillant où chacune joue sa partition avec tant d’amour.

Je tiens aussi à remercier les Babes of Ibilola qui ont vidé mon dressing ces dernières semaines ainsi que toutes celles qui continuent de me faire confiance en portant mes créations.
Concrètement, m’installer à Cotonou, c’est aussi aller encore plus loin dans ma démarche de mode inclusive et grande taille made in Africa grâce à Ibilola.

Mes petits allocos 

Quand je parle de support system, je pense aussi à vous. Vous qui me lisez alors qu’on nous répète sans cesse que “les gens ne lisent plus sur internet”. La preuve que si.
Ici, vous lisez, échangez, participez et donnez vie à cet espace depuis des années. C’est un véritable travail d’équipe.

À Paris, j’ai fédéré une communauté. Ma communauté.

Alors merci et joyeux 29 mai à vous !

Un mot sur le look du jour

Je porte un ensemble signé Zecombell.

Oui, il s’agit bien d’une jupe et d’un corset.

Emmanuelle qui a gentiment accepté de me prêter cette tenue crée des robes de mariée et de soirée du 42 au 68 voire plus. Je suis très heureuse de mettre en lumière son travail.

Elle saura vous accompagner dans l’un des plus beaux moments de votre vie.

J’ai été maquillée par Paloma sur recommandation d’un petit alloco.

Vous voyez ? Vous participez vraiment à chacun de mes projets.

Merci aussi à ma chère Vivi qui sublime mes cheveux depuis toutes ces années de vie parisienne.

Les photos ont été réalisées par Élise Outteryck, qui avait déjà signé mon shooting des 42 ans ainsi que plusieurs visuels d’Ibilola ces derniers mois.

À travers Élise, je remercie aussi Mélody, ma petite sœur de cœur et l’une de mes plus belles rencontres parisiennes.

Et dire que j’étais convaincu que les relations étaient superficielles à Paris !

Et maintenant ?

Bon eh bien… c’est désormais à vous de venir me voir à Cotonou hein ! Vous pouvez remplir ce questionnaire pour m’aider à enfin organiser des séjours sur place !

Paris m’a permis de devenir Gaëlle Prudencio. Peut-être que Cotonou me permettra simplement de devenir encore plus moi. 

Author

Blogueuse body Positive depuis 2007 Créatrice de #Ibilola et fondatrice de #FrenchCurves gaelle.prudencio@soeuretteproductions.com

Write A Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Pin It
Translate »